Au bord de la mer.
Au bord de la mer, le matin s’étire,
Un voile de lumière glisse sur l’eau tranquille.
Les vagues avancent comme des pensées qui respirent,
Et le monde s’apaise dans un silence fragile.
Le vent soulève des parfums de voyage,
Il raconte des îles que l’on n’a jamais vues.
Chaque écume qui naît efface un peu l’orage,
Et rend au cœur un calme longtemps perdu.
Les pas sur le sable écrivent des histoires,
Puis s’effacent doucement, sans regret ni retour.
Ainsi vont les jours, ainsi va la mémoire :
Elle garde l’essentiel, laisse filer le détour.
Au loin, l’horizon ouvre une porte claire,
Une ligne où le ciel vient toucher l’infini.
